06/01/2017

5.3.2 dans les médias - Mgr Lustiger (Paris) ne plaît pas à un fanatique napoléonien. (in: Le Figaro, 11/12/2003)

Bernard Roseau (92200 Neuilly-sur-Seine), La ferveur napoléonienne vient du peuple, Le Figaro 11/12/2003

 

  « Napoléon n'est pas ma tasse de thé. » C'est par cette sentence définitive que Mgr Lustiger a justi­fié sa décision de ne pas accueillir à Notre-Dame la messe du bicen­tenaire du sacre de l'Empereur et de la reléguer en l'église de la Madeleine. L'archevêque de Paris aurait pu se souvenir que Bona­parte avait rétabli la paix religieuse. Le Sénat, lui non plus, pas fait preuve de reconnaissance exces­sive, le 18 mai, jour anniversaire du sénatus-consulte qui faisait de Napoléon l'empereur des Fran­çais : la pose d'une plaque com­mémorative avait été refusée, et le président du Sénat brillait par son absence. Le président de la République n'a pas fait mieux en igno­rant les manifestations du bicentenaire du camp de Boulogne, début juillet, ou de la remise des croix de la Légion d'honneur du 16 août 1804 sur le même site. Finalement, ce sont des milliers d'anonymes ou ceux qui reconstituent des batailles qui font le plus preuve de ferveur napoléonienne. Cette répugnance des autorités civiles et religieuses à reconnaître, en 2004, l'œuvre civile de Napoléon nous ramène à cette phrase du prince de Joinville, rapportée par Victor Hugo, dans Choses vues. Ce fils du roi Louis­-Philippe, qui avait dirigé l'expédi­tion navale du retour des cendres, fit ce constat sans concession après les cérémonies du 15 décembre 1804 : « Dans cette affaire, tout ce qui vient du peuple est grand, tout ce qui vient du gouverne­ment est petit.»

 

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(Mgr Lustiger)

00:19 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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