17/12/2016

5.3.4.2 Dire la vérité sur Napoléon gêne des fanatiques: un exemple parmi d'autres (2009)

Un Britannique avait été agressé au village appelé Le Roux en 2009 par des soldats justement en uniforme napoléonien... Ce Britannique avait placé un drapeau belge et un drapeau britannique à sa fenêtre. Cela n'a pas plus aux fauteurs de troubles (jamais inquiétés par leur 'compagnie', ni par l'Association des Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse). La plainte déposée à la police a été déclarée sans suite pour des raisons obscures...

 

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Johan Viroux

 

Aux membres

du Comité de la Marche du Roux

 

 

 

 

Le 14 octobre 2009,

 

 

Messieurs,

 

 

Objet :  non-assistance en personne en danger par des responsables de la marche du

              Roux

              CONTRE défense d’un citoyen britannique agressé à plusieurs reprises par des

              marcheurs du Roux en costume napoléonien,              

              sans aucune réaction des responsables de la Marche Sainte-Gertrude

              les jours qui suivirent, ni sanction prise par eux

              

 

1 Pas mal d’habitants de votre village n’ont jamais accepté et n’acceptent pas encore que vous défiliez en costumes napoléoniens.

Parmi eux, mon oncle, Henry Duchâteau, qui avait habité non loin de la maison du Britannique agressé par certains de vos marcheurs, désormais avec votre bénédiction.  Cet ancien prisonnier de guerre, et non des moindres,- il fut emmené dans une usine nazie près de prisonniers russes avec qui il a presque crevé de faim.

Chaque année, lors d’un arrêt dans le coin, je lui rendais visite. D’habitude très amusant, il me disait chaque fois très sérieusement : « Tins, vos-èstoz co en costume di Napo. C’ èst quand qu’ vos dèfileroz en costume di Boche ? »

Je ne disais rien. Et on passait à autre chose…

Oseriez-vous critiquer cet homme qui réfléchissait bien mieux que beaucoup de gens « instruits » (mais pas très raisonnés) ?  C’était aussi un vrai socialiste.

 

2 Les années ont passé. Un Napoléon est arrivé dans la marche

Comment allez-vous démontrer que ce choix délibéré était « pour la sainte patronne du village » ?

Lors du déjeuner, on le servit même avec un tas de « pistolèts » alors que les autres marcheurs étaient ± ‘rationnés’.  C’était très chrétien ou très socialiste, comme vous voulez !

J’ai même dû intervenir pour les copains (et moi-même) en allant lui ‘scroter’ quelques sandwichs. On a bien ri ! Sauf ‘Napo’, qui n’a pas osé broncher !

 

Mais « Napo » disparut… Une très bonne chose. Un exemple pour d’autres marches.

 

3 Puis vint un ‘petit’ incident assez récent: un membre de la batterie pissa dans le tonneau d’une cantinière pour faire rire, bien sûr. Mais enfin. Qu’à cela ne tienne, l’année suivante, il fut repris sans problème.

C’est évidemment moins grave que de défendre la cause d’un Britannique agressé par des marcheurs ou du moins de régler ce problème en se renseignant auprès des deux parties…

L’Association des Marches appréciera.

 

4 Ainsi, 2009, fut, me semble-t-il, la meilleure année : la marche fut impeccable.

 

Mais c’était trop beau.

Le lendemain fut nettement moins réussi.

Ainsi, ce « bivouac » (où logeaient une bande de jeunes) où la batterie a été accueillie agressivement.

A part ça, un ‘bivouac’ n’a rien à voir avec une compagnie « qui marche pour la sainte patronne du village » ; cela rappelle bien autre chose…

 

Et un habitant se fait agresser par des marcheurs : il était britannique !

 

Bof ! Au premier abord, pour moi, une simple querelle de village. On voit ça partout.

Sauf que des marcheurs se vantaient autour de moi de leur action « héroïque » (on a tiré pratiquement à bout portant (à signaler à l’Association), certains se sont déculottés, on s’est avancé en simulant un coup de crosse, …)

Je voulus savoir ce qu’il en était. Il était tout de même trop dangereux de s’approcher de la maison de l’agressé à 50 m de l’arrêt quelques minutes après ces incidents.

Je revins le lendemain matin pour faire des photos du Roux (pour un site sur la commune de Fosses) et simplement photographier la maison de l’Anglais qui avait par hasard une ‘potale’ sur la façade. Je n’osais pas faire plus. Alors que je démarrais, l’Anglais arriva en courant derrière moi avec son appareil photo, pensant que j’étais un de ses agresseurs !

J’ai dû arrêter la voiture pour lui expliquer que je n’avais rien à voir avec tout cela et je lui ai montré mes tambours avec des triangles tricolores … belges.

 

Cet homme était complètement traumatisé. (Mais le comité de la marche s’en fiche toujours complètement.) Il a fallu le calmer et il m’a expliqué sa version des faits.

Il m’a également montré ce qu’il avait photographié et filmé.

Carrément dégoûtant !

J’en ai parlé à Jean-François Favresse, officier de la marche, qui m’envoya plus tard un e-mail démarrant sur un ton un peu moqueur à l’égard de l’Anglais, ce qui a fâché mon fils.

Il était très intéressé par la réception des e-mails que l’Anglais m’envoya.

Habilement, il fut encore plus insistant quand il est venu me parler des incidents lors de la marche de Bambois (qui, comme chacun sait, se déroule en costumes belges).

 

Afin d’étouffer l’affaire ?

 

Après 10 jours d’attente, - 10 longs jours, remplis d’e-mails de ce Britannique, de nouveau agressé le lendemain de la marche (avec descente de police) – et aucune réaction du comité de la Marche du Roux (tout comité de marche bien intentionné aurait au moins enquêté),

il a bien fallu envoyer des lettres dans les journaux pour faire bouger les choses et surtout empêcher que cette affaire bizarre et inadmissible (mais logique : bivouac, esprit ‘napoléonien’, comme entendu de la bouche des soldats impliqués) ne soit envoyée aux oubliettes …

 

(NB Le tambour-major, Claudy Jacquemain, était parti en congé. Le connaissant très bien, il aurait sûrement réagi pour sauver la réputation de la marche.

Aucune réaction donc pendant 10 jours de la part du reste du comité.)

 

Comme tout homme « normal », il a encore fallu donner un coup de main à ce Britannique en se rendant au bureau de police de Fosses le samedi 3 octobre pour demander la récupération de sa caméra donnée à un officier de police afin de vérifier les agressions … filmées.

 

En tout cas, je suis profondément dégoûté de la désinvolture du Comité d’une Marche qui déclare s’appeler « Royale » et « Sainte-Gertrude », et qui déshonore les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse pour non-assistance à personne en danger.

 

De plus, elle se permet d’exclure un marcheur, qui depuis plus de 46 ans, ne se permet pas de quitter la messe (comme désormais 4/5 des marcheurs) ou des rangs pour s’exercer à des activités qui nuisent à la réputation de nos marches… comme certains en toute impunité !

 

Comment se fait-il que ce sont des personnes paisibles du quartier où habite ce Britannique qui ont dû appeler la police pour faire cesser ce harcèlement* provoqué par des marcheurs sans que le comité de la marche ne réagisse pendant ni même après avoir eu écho de ces faits ?

 

(* Ces marcheurs ont joué lamentablement à la guéguerre contre « les  Anglais » dans des escapades crapuleuses diurnes et nocturnes. Excusez du peu.)

 

Des marques d’encouragement me sont parvenues des 4 coins de l’Entre-Sambre-et-Meuse, même de la part de membres de comités de marches dites napoléoniennes (!).

Ces derniers m’ont même signalé que si cela était arrivé de la sorte dans leur village, leur comité aurait sanctionné les coupables. Quoi de plus normal ?

 

Une photocopie de ce courrier sera livré en mains propres à cet ingénieur en aéronautique  harcelé et agressé, comme tous les autres articles publiés avec son soutien, et envoyée à qui veut en savoir plus, dont des journalistes effarés (cf e-mail août 2009).

 

 

6 « Quel dommage d’en arriver là ? », écrivez-vous. Mais à qui la faute ? Je n’ai rien à me reprocher : j’ai fait simplement mon devoir de marcheur et citoyen belge.

 

Pour établir la vérité et la justice, je suis prêt à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que nos marches folkloriques belges, au cœur de l’Europe, ne soient pas ternies par des actions insensées et dans ce cas par l’inaction de certains. 

Un peu partout en Europe de l’Ouest, il existe des marches comme nous et ailleurs, AUCUNE ne défile dans le costume des envahisseurs.

 

En tant que patriote belge, quand je m’engage dans une marche, j’en accepte les bons côtés et sans rouspéter, s’il y en a, les mauvais (mauvais : quand je vois dans certaines des drapeaux français qui n’ont rien à voir avec le fait de marcher pour le patron ou la patronne du village ou de la ville – que ces marcheurs qui défilent avec de(s) drapeau(x) aillent le faire en France – mais qui démontrent une francophilie nauséabonde et une déformation de l’Histoire qui n’est pas un exemple pour les générations futures).

Ainsi, le monument aux (malheureux) soldats de Napoléon (les conscrits qui ne songeaient qu’à rentrer chez eux, sauf les rares collabos) laisse logiquement la voie à d’autres : pourquoi pas celui des soldats ayant combattu avec Degrelle ou les soldats forcés dans les cantons de l’Est pour Hitler ! (En tout cas, des photos ont enfin été prises après le 15 août et le sujet sera présenté sur internet.)

 

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit.

Mon article incriminé (lu par près de 450.000 personnes, paraît-il) concerne certains marcheurs racistes et PAS TOUS les marcheurs du Roux.

Et je défie quiconque de me prouver que cette marche n’est pas dédiée au moins partiellement à la gloire de Napoléon, ouvrant, comme en d’autres endroits de notre région, le chemin à de futures générations de marcheurs que les « napoléoniens » ne pourront empêcher de porter le costume d’un autre envahisseur, Adolf Hitler, ce grand admirateur du raciste corse.

(cf  http://marches-napoleoniennes-et-extreme-droite.skynetblo...) (± 7000 visites à ce jour) 

 

Enfin, les marches dites belges (avec des costumes datant de 1830 à 1914) ne sont historiquement pas dirigées contre la France, ni contre les Pays-Bas (sauf la marche de Furnaux,- mais les volontaires de 1830 ont défendu notre pays, eux -), ni contre l’Allemagne (sauf les carabiniers de Thuin, et encore, et pourquoi pas !), ni contre … l’Angleterre !

Ces marches sont donc bien belges et européennes.

 

Les marches dites napoléoniennes possèdent un costume qui rappelle – même si certains jurent naïvement qu’il n’en est rien – l’armée de l’envahisseur français qui s’est attaqué à toute l’Europe, dont son ennemi mortel : l’Angleterre.

 

Des soldats du Roux ont agi en mélangeant pas mal de choses dans leur tête (épopée napoléonienne, la « perfide Albion » ennemie de Napoléon, …) et dans le corps (avec beaucoup d’alcool et peut-être de la drogue (suivant l’agressé, même saoul, on ne pouvait pas se comporter aussi bizarrement)). Le dernier soir, l’Anglais crut même que son dernier quart d’heure était arrivé !

 

Et le plus absurde de cette histoire macabre, ces minables se sont attaqués au … descendant d’un corsaire au service de Napoléon contre la marine anglaise! (cf e-mail)

 

Cet homme subit manifestement un traumatisme profond depuis ces incidents honteux pour nos marches et notre pays !

Il s’était installé dans la région parce que sa femme et lui appréciaient son folklore vivant (marches, limotche, …) et la beauté du village.

Bien d’autres personnes dans son cas vous auraient traînés en justice et … dans la boue !

 

Qu’attendez-vous pour le rassurer définitivement ?

Alerté et visiblement choqué, le bourgmestre a réagi, lui, dans l’éditorial du dernier Bulletin communal !

Voulez-vous que cela recommence en 2010 ?

 

Qué daladje èt qué damadje ! Qwè-ce qu’ on pinse di nos-ôtes ?

 

Sur ce, veuillez recevoir, chers membres du Comité, mes salutations belges.

 

Sans rancune aucune,- j’ai bien eu trop bon au Roux pendant 28 ans, mais tout était en place pour que ces incidents surviennent un jour, et je suis sûr que nous, Wallons, sommes des gens manipulés -, je persiste et signe,

 

                                                              Johan Viroux

 

 

 

AMFESM

Monsieur Michel PIERARD

Rue du Calvaire, 27

6120 Ham-sur-Heure

 

 

 

Bambois, le 20 octobre 2009.

 

 

Monsieur le Président,

 

 

OBJETS : 1

                  2                

                  3 l’affaire Rigby : le risque de la voir sur YouTube

 

 

  

3 L’affaire Ribgy, du nom de cet Anglais agressé par des marcheurs en uniformes (comme vous le savez désormais, par le courrier que le comité du Roux et vous avez reçu et des articles que j’ai envoyer par civisme.)

Cet Anglais toujours traumatisé vient de m’écrire – par hasard en même temps que votre courrier – qu’il compterait quitter la région des marches. Le pire scénario. Du jamais vu.

 

Quelle est la position de l’Association vis-à-vis de ces agressions ?

Comment pourra-t-on  « empêcher » que cet ingénieur se défende (il n’a « heureusement » pas encore envie de nuire à nos marches en traînant devant un tribunal ces coupables qui ont agi en toute conscience de marcheurs – j’en suis témoin comme d’autres) en envoyant sur YouTube tout ce qu’il a filmé et relaté – la Vérité est à ce prix ? Certainement pas en restant passif .

Pourquoi ne pas le convoquer dès que possible pour tirer les choses au clair avec la Marche du Roux ? Avant qu’il ne soit trop tard.  Lors de la toute prochaine Assemblée Générale ?

 

Voyant que le Comité de la Marche Ste-Gertrude semble n’avoir nullement l’intention de sanctionner les fautifs, donc de ne pas les empêcher de recommencer en toute impunité lors des sorties en 2010, il s’attend désormais à une réaction de votre part. Un dernier recours.

 

Enfin, je suis disposé à répondre à toute question éventuelle, à participer également à tout débat sur les marches en tant que défenseur des valeurs du folklore belge et wallon, basé sur  la vérité historique et non pour servir des desseins politiques anti-belges.

 

(...)

 

 

 

    

                                                                                                  Johan Viroux

 

21:34 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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