26/05/2017

Le vrai visage de Napoléon Bonaparte : PLAN

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Introduction

0.1 Napoléon, un dictateur raciste, un criminel, un despote

 

0.2 bisexualité, pédophilie, maladies vénériennes

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En France

1.0 généralités

 

1.1 le Code Civil

 

1.2 un état policier

 

1.3 une théorie des races

 

1.4 le culte

 

1.5 les Juifs

 

1.6 les déportations: Tziganes, ...

 

1.7 la conscription

 

1.8 l'armée

2

Les campagnes

2.0 sa stratégie militaire

 

2.1 l'Italie

 

2.2 l'Egypte

 

2.3 l'Espagne

 

24. l'Autriche, la Pologne, l'Allemagne

 

2.5 la Russie

 

2.6 les pillages

 

2.7 avant, pendant et après Waterloo

3

Les colonies

3.1 dans les colonies

 

3.2 l'esclavage

4

En Belgique

4.0 vue générale

 

4.1 la collaboration et la résistance (passive et active)

 

4.2 la conscription et les guerres

 

4.3 un camp de concentration

 

4.4 les réquisitions et les pillages

 

4.5 le marasme économique, la mauvaise gestion et l'endettement

 

4.6 un état policier, la censure et l'injustice

 

4.7 la lutte contre le néerlandais et le wallon

 

4.8 à Waterloo et après Waterloo

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Après Napoléon

5.1 Hitler et Mussolini, émules de Napoléon

 

5.2 le mensonge: le culte napoléonien: récupération politique (extrême-droite, ...), économique et culturelle

 

5.3 l'opposition au mensonge, au culte napoléonien

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Bibliographie

les livres conseillés

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5.3.1 Analyses - Napoléon à Waterloo : l'oubli

Napoléon à Waterloo: l'oubli...

 

Soyons clairs, Napoléon fut bien un despote raciste envers les Arabes et les Turcs (Egypte, Jaffa), les Noirs (extermination dans les Antilles et rétablissement de l'esclavage), les Juifs (notamment ceux installés en Alsace ne pouvaient pas quitter cette région) et les Tziganes (déportations au Pays Basque). Le précurseur de Hitler. Des experts comme Birnbaum, Benot, Caratini, Guillemin, Ribbe l'ont écrit en suffisance mais ils sont habilement ignorés.

Selon Benot, la théorie des races trouva des précurseurs parmi les hauts dignitaires de l'Empire: un certain Virey publia en 1801 un livre consacré à l'établissement de la hiérarchie des « races humaines » ainsi que le naturaliste Lacépède, sénateur, la même année, concluant par l' "infériorité de la race africaine".

Enfin, le fameux Code Civil,. l'érudit Roger Caratini, le créateur du Bordas, dévoilait en 2002 dans son étude " Paoli, Napoléon, une imposture": "Napoléon a assisté à 34 séances sur 84 ; mais ses interventions sont négligeables : elles représentent, au total, 28 ou 29 pages sur les 2 575 pages de procès-verbaux. On peut donc affirmer qu'il n'a joué qu'un rôle dans l'histoire du Code civil : celui de signer la loi le promulguant. C'est mieux que rien, mais cela ne lui donne aucun droit de paternité sur le Code."

L'école nous a bien menti. Et cela continue...

 

(Bernard-Germain de Lacepède: "La race africaine est inférieure".)

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5.3.1 Analyses - Erasme et l'aigle en tant que symbole...

F.-A. Sondervorst,  Histoire de la médecine belge, éd. Séquoia, 1981

 

(p.65) Erasme :

« Pourquoi l’aigle représente-t-il symboliquement les rois ? C’est parce que cet oiseau, qui n’est ni beau, ni musical, ni comestible, est carnivore, glouton et détesté de tous. »

 

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06/01/2017

5.3.1 Analyses - Roger Caratini: Napoléon, une imposture

Roger Caratini, Napoléon une imposture, éd. L’Archipel, 2002

 

(p.406) La question sur laquelle les historiens militaires ont glosé depuis près de deux siècles a été reprise récemment avec subtilité par un historien belge contemporain, Bernard Coppens (dans le n° 10 de la revue La Patience, publiée à Bruxelles) qui a montré que la défaite de l'armée française à Waterloo provient non pas du fait que Grouchy n'avait pas été exact au rendez-vous et avait laissé échapper les Prussiens de Blücher (ce qui était une faute, certes, mais une faute tactique réparable), mais d'une méconnaissance grossière du champ de bataille de la part de Napoléon (ce qui était une faute stratégique impardonnable).

 

(p.407) Nous allons tenter ici, textes en mains, de montrer que la version traditionnelle de la bataille de Waterloo est une imposture, méticuleusement montée par les historiens traditionnels et compétents de Napoléon III et de la Troisième République, mais qui, motivés par un nationalisme ou un patriotisme (antiprussien, bien entendu) de mauvais aloi, s'étaient donné la tâche sacrée : 1° de réveiller l'enthousiasme patriotique et militaire des Français en exaltant les grandes victoires napoléoniennes, afin d'effacer les conséquences de la guerre avec la Prusse en 1870-71 ; 2° de leur faire oublier Napo­léon III, considéré comme l'assassin de la République, et de réveiller leur enthousiasme républicain, en opposant à ce « Napoléon le Petit » un « Napoléon le Grand1 » dont la « grandeur », en fait, est une impos­ture, comme nous tentons de le montrer dans ce livre. Les historiens scientifiques contemporains, issus de l'École des Annales ont, certes, remis les choses au point, mais les écrivains - parfois talentueux - qui « racontent» l'histoire dans le but de plaire à leur public ont per­pétué l'imposture du chef de guerre génial qui a trébuché à Waterloo parce qu'il avait été trahi par les erreurs de ses généraux (Ney et Grouchy en particulier). En fait, c'est lui, Napoléon, qui a commis deux graves erreurs, comme nous allons voir : l'une de livrer la bataille en sachant pertinemment que l'ennemi avait l'avantage absolu du nombre, l'autre de l'avoir engagée sans avoir pris sérieuse­ment connaissance du champ de bataille.

 

  1. Ce qui est un fabuleux contresens historique, perpétué par tous les manuels d'histoire à destination des écoles, collèges et lycées de la IIIe République.

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5.3.1 Analyses - Roger Caratini conre les "napoléophiles"

Roger Caratini, Napoléon une imposture, éd. L’Archipel, 2002

(p.419) J'entends d'ici les napoléophiles protester. Oui, l'Empire et ses guerres ont mis la France à bas pour un demi-siècle et elle a perdu, au Congrès de Vienne, ses frontières naturelles, mais le Consulat a accompli, grâce à l'énergie et à l'intelligence du Premier Consul, une grande œuvre juridique, administrative et monétaire qui a offert aux régimes futurs (y compris notre régime actuel) de splendides outils de gouvernement : les préfets et la centralisation administrative, un merveilleux Code civil unifié (et le code criminel qui l'accompagne), une justice à deux degrés (les tribunaux de première instance et les tribunaux d'appel, qui deviendront, en 1804, les cours d'appel), le franc de Germinal, qui est resté intact jusqu'au 25 juin 1928, date à laquelle il fut remplacé par le franc Poincaré, les collèges et les lycées d'État et, plus tard, l'Université impériale.

 

Ces jusqu'au-boutistes de la napoléophilie attribuent à César ce qui ne revient pas à César :

-  Le fondement de la centralisation administrative est la division de la France en départements (ainsi qu'en arrondissements, cantons et communes), régime qui a été institué par la Constitution de 1791. La Constitution de l'an VIII, instaurant le Consulat, n'a fait que le confirmer.

-  Le principe d'un administrateur unique, dans chaque départe­ment, relayant le pouvoir de l'État et dirigeant les administrations locales, a été affirmé et mis en œuvre par la Convention qui a envoyé dans chaque département des représentants en mission désignés par le Comité de salut public ; il avait été abandonné en 1795 par le Directoire, qui faisait administrer chaque département par un collège de cinq membres, élus et renouvelables par cin­quième tous les ans (articles 174 et 177 de la Constitution de l'an III), surveillés par un commissaire représentant le gouvernement central (article 191 de la Constitution de l'an III). Le Consulat a simplement remplacé les commissaires par des préfets, avec des pouvoirs plus étendus, nommés par le chef de l'État, c'est-à-dire, en l'occurrence, par le Premier Consul :

-  le Conseil d'État est un corps consultatif, créé dans le cadre de la Constitution de l'an VIII, qui n'est autre que le Conseil du Roi de l'Ancien Régime ;

(p.420) -  le Code civil des Français n'est pas une création du Premier Consul ; il était prêt avant le coup d'État du 18 Brumaire, et il ne restait plus qu'à en préciser la teneur et à le mettre en forme.

-  Quant au soi-disant «franc de Germinal », ainsi appelé par référence à un décret de la Convention voté le 18 Germinal an III (7 avril 1795), c'est une imposture scandaleuse que d'en faire une création du Premier Consul, qui mérite qu'on en conte l'histoire.

 

(p.421) Ainsi donc le Premier Consul n'a innové en rien, et la France ne lui doit ni son administration, ni son Code, ni sa justice, ni sa mon­naie ; en revanche, son autorité, fondée sur une police impitoyable, que créa et dirigea longtemps Fouché, a permis le rétablissement de l'ordre public et la restauration d'une certaine paix sociale. Mais au prix de l'introduction en France d'un régime policier sans précédent, annonciateur des régimes totalitaires et de l'Europe des dictateurs (voir l'Annexe n° 26, p. 504, sur la police napoléonienne).

La seule action qu'on puisse porter véritablement au crédit du Premier Consul, c'est, sur le plan extérieur, d'avoir signé la paix de Lunéville avec l'Autriche (9 février 1801) et la paix d'Amiens avec l'Angleterre (25 mars 1802), et, sur le plan intérieur, d'avoir établi la paix religieuse en signant avec le pape Pie VII le Concordat du 15 juillet 1801. Malheureusement, il n'a pas tardé à gâcher cette œuvre de paix en rompant la paix d'Amiens, et en entreprenant une œuvre de conquête unique dans l'histoire de l'Europe où aucun monarque n'avait jamais, avant lui, tenté d'imposer sa loi à tout le continent, de Gibraltar à Moscou.

 

(p.421) Le seul chef d'État qui se lancera dans une telle aventure, ce sera Hitler, qui ira beaucoup plus loin que Napoléon dans le sens du despotisme, du policiérisme et du piétinement des droits de l'homme, avec le racisme et l'horreur des camps de concentration et des camps d'extermination en plus. Mais l'homme qui a rétabli l'esclavage aux Antilles, qui a, qu'on le veuille ou non, pris la responsabilité du génocide haïtien, qui a couvert les exactions du géné­ral Morand, envoyé en Corse, en 1803, pour y réprimer le nationalisme insulaire, qui a pris contre les « Juifs de France » les « décrets infâmes » du 17 mars 1808, du 16 juin 1808, du 22 juillet 1808 et du (p.422) 19 octobre 1808 (décrets discriminatoires, interdisant aux Juifs d'établir leur domicile dans certains départements, d'exercer cer­taines professions, limitant certains de leurs droits ; décret instituant un consistoire central et des consistoires départementaux ; etc. ; voir l'Annexe n° 25, p. 498), n'était indiscutablement pas sur la noble voie tracée par l'Assemblée nationale constituante qui avait accordé la citoyenneté française aux Juifs le 27 septembre 1791.

 

Je reviens au premier mot de cette conclusion : pourquoi ? pour­quoi des générations d'historiens, de politiques, de militaires, d'écrivains, de penseurs, et, ce qui est plus grave, d'éducateurs, ont-ils proclamé, écrit, enseigné la légende dorée qui a fondé le culte napoléonien ? Pourquoi se sont-ils rendus responsables - sciemment ou aveuglément - de cette imposture ?

 

(p.425) La naissance de l'histoire scientifique, après la Première Guerre mondiale, a remis les choses au point, mais les vérités qu'elle a énoncées, sous la plume d'historiens comme Georges Lefebvre, Jacques Godechot, ou, plus récemment, de Jean Tulard, n'ont pas encore ébranlé l'opinion publique moyenne, qui reste prisonnière de légendes - noires ou dorées - et des idées toutes faites que per­sistent à colporter, au mépris des vérités scientifiques, quelques his­toriens journalistiques non dépourvus de talent, mais qui se servent avec imagination de l'Histoire comme le faisait Alexandre Dumas.

Voilà comment s'est bâtie l'imposture. Et comment les plus belles avenues de Paris portent les noms des lieux où des centaines de milliers de Français ont été massacrés pour contribuer à la légende d'un dictateur génois apatride qui se nommait Napoléone Buonaparte.

 

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5.3.1 Analyses - Roger Caratini: Napoléon, une imposture

Roger Caratini, Paoli, Napoléon, une imposture, éd. L'Archipel, 2002

 

(p.513) 5. LES BIOGRAPHIES RÉCENTES DE NAPOLÉON

 

Les deux spécialistes contemporains de Napoléon sont Jacques Godechot et Jean Tulard ; leurs travaux répondent à toutes les exigences de l'histoire scientifique ainsi, d'ailleurs, que ceux de Georges Lefebvre qui a inauguré, en France, l'approche objective et scientifique de l'histoire napoléonienne.

La plupart des autres auteurs contemporains brodent autour de la légende dorée ou de la légende noire de Napoléon et sont souvent sus­pects ; certains d'entre eux sont tombés dans l'hagiographie absolue, d'autres dans le pamphlet excessif et parfois haineux.

 

POSTFACE

 

La première dictature militaire des temps modernes, la liberté bafouée par une police secrète d'État, la censure de la presse, le rétablissement de l'esclavage aux Antilles, les «décrets infâmes» contre les juifs, la mort de près de deux millions de soldats français, le mensonge du Code civil...

Que reste-t-il donc au vaincu d'Arcole dont le plongeon dans l'Adige a été transformé en exploit ? Ses victoires, il les dut à ses généraux, mais ses services de propagande lui en attribuèrent la gloire. Toute sa vie, en réalité, ne fut qu'imposture : depuis la comédie du patriote corse - il était génois -jusqu'à ses derniers moments - ses Mémoires, qu'il dicta à Las Cases, sont le tombeau le plus fallacieux qui se puisse concevoir...

 

Et pourtant, alors que son seul nom inspira en son temps l'indignation de toute l'Europe, Napoléon fait encore aujourd'hui l'objet d'un culte déraisonnable dans sa patrie d'adoption. Pourquoi ? C'est tout l'objet de cette étude, dans laquelle Roger Caratini démonte, pièce par pièce, la plus monumentale construction «mytho­logique» de l'Histoire de France.

Né en 1924, philosophe de formation, auteur unique de l'Encyclopédie Bordas (23 volumes parus de 1967 à 1987), Roger Caratini est l'auteur de biographies d'Alexandre le Grand, Attila (Hachette Littératures), Jeanne d'Arc, Jésus, Mahomet (L'Archipel). On lui doit de nombreux essais historiques, dont Les Baïonnettes du 18-Brumaire (L'Archipel, 1999).

 

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5.3.1 Analyses - Georges Blond (historien français) à propos de la "Grande Armée" et de la propagande officielle

Georges Blond, La Grande Armée, 1804-1815, éd. Laffont

(p.13) Pouvait-on voir ces hommes de près, au-delà de la légende à laquelle même les survivants ont collaboré?

 

J'ai tenté de les approcher ainsi et ce n'était pas facile. L'histoire rédigée d’après les documents officiels - dont le Bulletin de la Grande Armée, qui a enflammé les imaginations romantiques - nous savons ce qu'elle vaut. Des révélations passionnantes sont mêlées à  de froids mensonges ou à d'habiles approximations dans tous les souvenirs et Mémoires de grands personnages militaires ou civils, parce qu'il faut bien, à un moment ou l’autre, briller ou faire oublier une faiblesse, une erreur ou un crime.  Même les témoignages des humbles ne peuvent être recueillis sans examen. Tous ont été rédigés après coup, souvent longtemps après, la mémoire et la sensibilité font un choix, et aussi les gens modestes aiment dramatiser. Souvent aussi, ils désirent se faire valoir, pourquoi pas. Il est une vérité qu'on ne saurait honnêtement cacher au public:

l’exploitation de plusieurs tonnes de documents, le recoupement d'un million de témoignages, ne peuvent assurer d'une vérité absolue. L'Histoire mathématiquement exacte n'existe pas.

 

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